
— Justement, continua l’Anglais, ces hosties que tu voies sont le sperme du Christ en forme de petits gâteaux. Et, pour le vin, les écclésiastiques disent que c’est le sang, ils boiraient du vin rouge, mais ils boivent du vin blanc, sachant bien que c’est de l’urine.
Cette démonstration était convaincante. Simone s'arma du calice et je m'emparai du ciboire : Don Aminado, dans son fauteuil, agité d'un léger tremblement.
Simone lui assena d'abord sur le crâne un grand coup de pied de calice qui l'ébranla mais acheva de l'abrutir. Elle le suça de nou veau. Il eut d'ignobles râles. Elle l'amena au comble de la rage des sens, puis : Ça n'est pas tout, fit-elle, il faut pisser.
Elle le frappa une seconde fois au visage.
Elle se dénuda devant lui et je la branlai.
Le regard de l’Anglais était si dur, fixé dans les yeux du jeune abruti, que la chose eut lieu sans difficulté. Don Aminado emplit bruyam ment d'urine le calice maintenu par Simone sous la verge.
Et maintenant, bois, dit Sir Edmond.
Le misérable but dans une extase immonde.
De nouveau Simone le suça; il cria tragique ment de plaisir. D'un geste de dément, il envoya le vase de nuit sacré se fêler contre un mur. Quatre robustes bras le saisirent et jambes ouvertes, corps brisé, criant comme un porc, il cracha son foutre dans les hosties, Simone le branlant, maintenait le ciboire sous lui.(Georges Bataille)
1 commentaire:
n'est ce pas un peu trop bruyant ? et n est-ce pas se donner beaucoup de pressions pour une si petite absence à soi. qu'y a-t-il de si lourd à porter pour vouloir ainsi s' échapper dans un cri de porc? et pourquoi pas dans un hurlement divin? un souffle a son murmure souterrain pour conduire vers sa mélodie amoureuse, parfois sec. Encore faut- il savoir s' entendre avec soi -même pour être insensible aux charmes des sirènes d' un service religieux et se serait se faire offense de martyriser ainsi son imagination par des images que l'on sait être d'une mythologie dépassée. Allez un clinex suffira pour cette fois encore...sauf si tu tiens à tacher les draps...chacun sa méthode.
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